Archives de catégorie : Le mobilier urbain.

Les Simyanettes: la boîte aux lettres au Coq.

Julien Simyan (1850-1926) sous-secrétaire d’Etat chargé des Postes dans le cabinet Clémenceau, considérant sa charge comme un marchepied politique veut marquer son passage; pour cela il lance en 1908 les Simyanettes, boîtes aux lettres en fonte, dont il existe deux modèles: monté sur colonne d’acier ou mural. Mais cette année là, Simyan qui se prend pour un grand réformateur du service postal, fait publier le 10 août 1908 une circulaire remettant en cause les règles de l’avancement et des mutations. Cela aboutira a la grève des postiers de mars et mai 1909. Le 20 juillet 1909 le ministère de Clémenceau tombe entraînant bien entendu le départ de Julien Simyan du sous-secrétariat d’Etat aux Postes et Télégraphes, réalisation tardive de la promesse faite par Clémenceau aux grévistes quelques mois plus tôt. Malgré un fond incliné à 45° permettant de faire glisser aisément lettres et cartes au moment du levage, les Simyanettes n’auront pas le succès des « mougeottes » et sitôt leur promoteur disparu de la scène ministérielle, l’implantation a de ce nouveau type de boîte aux lettres été rapidement abandonnée.

Simyanettes: Boîte aux lettres, coq gaulois, 1908.
Boîte aux lettres, coq gaulois, 1908: la Simyanette.

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Colonnes Morris.

Les colonnes Morris:  éléments typique du mobilier urbain Parisien implantés sur les trottoirs de la ville afin de lutter contre l’affichage sauvage très répandu au début du 19ème siècle. A cette époque, l’affichage publique n’est pas réglementé et l’affichage de toute sorte de publicité à lieu sur des urinoirs dotés d’un panneau d’affichage à l’extérieur mais aussi sur les murs et les arbres. Cela sent mauvais,  et il faut donc régler ce problème d’hygiène: les « colonnes urinoirs » sont remplacées en 1868 par les colonnes Morris pour l’affichage et par les vespasiennes pour les lieux d’aisances. Ces colonnes doivent leur nom à l’imprimeur Gabriel Morris qui en a obtenu la concession à des fins publicitaires en 1868. Mais l’invention en revient au Berlinois Ernst Litfass qui les avait introduites à Berlin, dès 1854. A Berlin on les appellent Litfaßsäule, ou « colonne de Litfass ». Ces colonnes de forme cylindrique avaient pour vocation première l’affichage théâtral et cinématographique. Mais les Colonnes Morris servaient aussi d’entrepôt au matériel de nettoyage des rues de la capitale, et dissimulaient parfois même des toilettes publiques.

Colonne Morris au Square Louvois.
Colonne Morris au Square Louvois.

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