Paris rive droite.

Cet homme, brocanteur de son état s’était autoproclamé « premier ministre de la mort ». Installé au 75 de la rue Caulaincourt, face aux premières baraques du Maquis, Constant Daléchamps, de son vrai nom, tenait une modeste échoppe véritable caverne d’Ali Baba. Touristes et chineurs mais aussi les modestes habitants de ce quartier pouvaient y dénicher les objets les plus divers: tableaux, meubles, gravures, papiers etc… comme on peut le voir sur la carte ci-dessous; un BHV avant l’heure en quelque sorte. Portant une grande barbe, le chapeau vissé sur sa tête et fumant la pipe devant son bric à brac le « premier ministre de la mort » était une des figures les plus pittoresques de la butte Montmartre de ce début de siècle.

Paris (vieux Montmarte) Le premier ministre de la mort

Constant Daléchamps brocanteur du vieux montmartre en 1904.

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Le parc des Buttes Chaumont est un des plus beaux parc de Paris. Flâner dans ces allées vallonnées est toujours un enchantement. Il est étrange de s’imaginer que ce lieu, si poétique et attachant aujourd’hui était autrefois un des lieux les plus sinistres de la capitale. Ce nom de Chaumont vient de Calvus mons: la colline sans arbre; dès le moyen-âge on y extrait du gypse que l’on transforme en plâtre en le portant à 150°C. Ce matériaux est alors utilisé pour recouvrir les murs de torchis limitant ainsi la propagation d’incendies. Carrières à plâtre cernées d’établissement d’équarrissage, de fosses à fumier et de dépotoirs infects, les galeries souterraines des Buttes Chaumont servent alors de repères aux traqués et aux marginaux. Le gibet de Montfaucon qui était situé à proximité contribuait alors à lui donner une mauvaise réputation. En 1863, Napoléon III demande au Baron Haussmann de concevoir un vaste jardin paysager: Haussmann inspiré tira le meilleur parti de ce lieu. Le terrain étant très escarpé il fallut faire appel à la dynamite pour faire sauter d’énorme blocs, ouvrir des arches, creuser le lac, enlever les pierres menaçantes, avant de le remodeler par mille ouvriers pendant quatre ans. Au centre du parc, un lac entoure une île surmonté par une reproduction du temple italien de la Sybille à Tivoli. On accède à l’île par deux ponts: une passerelle suspendue en bois longue de 50 mètres et un pont en pierre, dit des suicidés. C’est de là que les désespérés de la vie venaient s’abattre, déjà asphyxiés, sur la route: d’ou son nom de pont des suicidés.

Paris – Buttes Chaumont - Entrée principale.

Buttes Chaumont: la Porte principale Secrétan.


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Le Palais de l’Elysée, univers clos enfermé par de haut murs et un vaste parc  situé au « 55, faubourg Saint-Honoré » est la résidence du président de la République depuis 1874. mais son histoire est bien plus ancienne. Edifié en 1718 par Armand Claude Mollet pour le Comte d’Evreux, gendre du financier Crozat, il devient propriété de madame de Pompadour en 1753 qui fait remanier l’intérieur du palais de manière somptueuse et agrandir le jardin. Elle léguera le Palais à son amant Louis XV. Transformé sous le directoire en lieu de divertissement il sert de salles de jeux et est divisé en appartements. Alfred de Musset figura parmi les occupants et il déclara plus tard: « Là fut mon air natal, et là mes études et mon gymnase ». Il accueille aussi bals populaires et feux d’artifices. Il sera restauré par le maréchal Murat qui le cédera en 1805 à l’empereur Napoléon 1er…qui l’offrira à Joséphine en cadeau de divorce avant de revenir y signer son abdication à l’issue des Cent-Jours. En 1816 le Palais de l’Elysée redevient propriété de la Couronne. Une nouvelle fois rénové sous Napoléon III en 1867 le Palais de l’Elysée est décrété en 1874 résidence officielle du président de la république.

Cour intérieure du Palais de L'Elysée.

Cour intérieure du Palais de L'Elysée.

La cour intérieure du Palais de L’Elysée: c’est le passage obligé pour entrer dans le Palais de l’Elysée. La Cour d’honneur, qui date du début du XVIIIe siècle, donne une idée du prestige que le Comte d’Evreux souhaitait offrir à son hôtel particulier.

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