Mauvais temps à Paris.

Quel mauvais temps à Paris en ce moment. « Il s’était mis à pleuvoir intarissablement. Les étroits trottoirs de mon quartier étaient encombrés d’une foule hargneuse de bourgeois bien mis sous des parapluies. il faisait jaune dans le ciel; la même couleur jaune était sur le pavé de bois qu’une sorte de crème gluante recouvrait; la même couleur jaune était dans les airs noyant le faîte des maisons. Tout le long du jour, Paris vivait une espèce de vie crépusculaire; il bruinait du matin au soir et l’humidité partout répandue faisait que tout ce qu’on touchait semblait imprégné d’une sueur froide, comme exhalée de l’intérieur.

Mauvais temps à Paris un jour de pluie.
Avenue de l'Opéra un jour de pluie - Mauvais temps sur la capitale.

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Les Simyanettes: la boîte aux lettres au Coq.

Julien Simyan (1850-1926) sous-secrétaire d’Etat chargé des Postes dans le cabinet Clémenceau, considérant sa charge comme un marchepied politique veut marquer son passage; pour cela il lance en 1908 les Simyanettes, boîtes aux lettres en fonte, dont il existe deux modèles: monté sur colonne d’acier ou mural. Mais cette année là, Simyan qui se prend pour un grand réformateur du service postal, fait publier le 10 août 1908 une circulaire remettant en cause les règles de l’avancement et des mutations. Cela aboutira a la grève des postiers de mars et mai 1909. Le 20 juillet 1909 le ministère de Clémenceau tombe entraînant bien entendu le départ de Julien Simyan du sous-secrétariat d’Etat aux Postes et Télégraphes, réalisation tardive de la promesse faite par Clémenceau aux grévistes quelques mois plus tôt. Malgré un fond incliné à 45° permettant de faire glisser aisément lettres et cartes au moment du levage, les Simyanettes n’auront pas le succès des « mougeottes » et sitôt leur promoteur disparu de la scène ministérielle, l’implantation a de ce nouveau type de boîte aux lettres été rapidement abandonnée.

Simyanettes: Boîte aux lettres, coq gaulois, 1908.
Boîte aux lettres, coq gaulois, 1908: la Simyanette.

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Le palais Bourbon.

Plus connu sous le nom d’Assemblée nationale, ce bel hôtel dont les beaux jardins descendent en terrasses jusqu’à le Seine appartenait à de la duchesse de Bourbon, fille de Louis XIV et de Mme de Montespan. Construit en 1722 par l’architecte Italien Giardini, l’hôtel fut racheté par la Couronne en 1756 pour l’intégrer dans l’aménagement de la place Louis XV (actuelle place de la Concorde). Il fut considérablement agrandi par le prince de Condé, petit-fils de la duchesse qui le racheta en 1784 à Louis XVI. Confisqué sous la révolution, le Palais Bourbon devint propriété nationale en 1790 et fut affecté au conseil des Cinq-Cents en 1791: il devient alors Maison de la Révolution et une salle des séances est construite. Depuis la séance inaugurale du 21 janvier 1798 ( jour anniversaire de la mort de Louis XVI) et ou le Conseil des Cinq-cents tint sa première séance les désignations de ce qui est aujourd’hui l’assemblée nationale furent multiples: Corps législatifs sous l’Empire, Chambre des députés pour la Restauration et la troisième république. Celle d’Assemblée nationale, choisie dans la ferveur de 1789, ne réapparaîtra (si l’on excepte la brève parenthèse de 1848) qu’en 1946. En 200 ans le Palais Bourbon est devenu un haut lieu symbolique de la démocratie.

Assemblée Nationale - vue côté Seine.
Assemblée Nationale - vue côté Seine depuis le Pont de la Concorde.

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"Sous le pont Mirabeau coule la Seine" Apollinaire