Articles avec le tag ‘Quartier Latin’

Autre lieu insolite et très célèbre de Paris: la rue du Chat qui Pêche.  Il y a en effet, à Paris une “rue du Chat qui pêche” dans le 5ème arrondissement. Cette rue part du n°9 quai Saint-Michel et se termine à hauteur du n°12 de la rue de la Huchette. Elle a une longueur de 29 mètres. C’est la rue la plus étroite de la capitale, avec une largeur minimale de 1 mètre 80. Laissons l’écrivaine Hongroise  Jolan FOLDES (son roman le plus célèbre est La Rue du Chat-qui-Pêche écrit en 1936) nous en parler en quelques mots:

Rue du Chat qui pêche… une rue pour rire. On la traverse en deux pas; en moins de trente, on la parcoure mais on trouve à Paris de ces étonnantes ruelles pas plus longues que la queue d’un lapin, et cela non seulement dans les faubourgs, mais même en plein centre, tout près des voies animées. La rue du Chat qui pêche aboutit à la Seine, reliant le quai Saint Michel à la petite mais très vivante rue de la Huchette. En débouchant sur le quai, vous avez deux tours massives et les gargouilles de Notre-Dame à votre droite, et le mur de la préfecture de police en face. Ce qui prouve bien que la rue est situé au coeur même de la ville.

La plus petite rue de Paris.

Carte postale: Paris - Ruelle du Chat qui pêche - ou la plus petite rue de Paris vue du quai Saint-Michel vers 1900..

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Tout comme Bibi la Purée, la mère Casimir de son vrai nom Marie-Joséphine Emonet fréquentait le Quartier Latin. En témoigne ces quelques lignes tiré de « L’Intermédiaire des chercheurs et curieux » du 15 Juillet 1900 quelques jours après son décès: « Une vieille femme vient de mourir, célèbre au Quartier Latin, sous le nom de la mère Casimir : c’était une ancienne danseuse dont la mère se flattait d’avoir été distinguée par Charles X à ce qu’assurait du moins sa fille. Les étudiants affectionnaient cette étrange vieille, qui vivait de leurs libéralités. Elle a paru, en effigie, dans une pièce de circonstance, écrite par eux; elle a fait également partie d’une cavalcade, comme personnage légendaire. » ou bien encore ce portrait de la Mère Casimir. tiré de l’Almanach du journal « L’Étudiant: écho du Quartier Latin » 1895 : « Nature hybride, anti-sexuelle, avec une poitrine désespérément plate, telle est la mère Casimir. Petite vieille à la voix aigrelette, à la figure sinuesque et ratatinée, que l’on voit tous les soirs aux abords des terrasses des cafés du boul’Mich avec un panier au bras, dansant une gigue quelconque… »

La mère Casimir.

Carte postale de la mère Casimir.

Tu la reconnaitras toi, qui fréquentait le Boul’Mich. ( Boulevard Saint-Michel ) Pouvons-nous lire sur cette carte postale du 30 juillet 1900 a destination de Sydney. Quelle renommée.

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Bibi-la-Purée. personnage pittoresque de Montmartre et de Pigalle,  ami de Verlaine. Probablement né en 1847 et décédé en 1903 voici donc le portrait d’André-Joseph Salis de Saglia paru dans la Revue universelle en 1903: « Bibi la Purée est mort, et, comme tant d’autres célébrités, il est mort à l’hôpital. Célèbre, André Salis (c’était son nom) ne l’était guère que sur la route qui mêne de Montmartre au quartier latin, mais il jouissait là d’une incontestable popularité que lui avaient value ses allures d’excessive bohême, son masque grimaçant et les accoutrements dont il couvrait avec une fantaisie outrancière son pauvre corps étique. Généralement coiffé d’un chapeau haute forme d’ou s’échappaient en confuses mêches quelques cheveux épargnés par la calvitie, le cou emprissoné dans un col de hauteur inusitée et d’empesage négligé, perdu dans d’invraisemblables redingotes, on le voyait trainer devant les cafés et les bars ses souliers éculés que recouvraient, suivant une mode à laquellle Bibi est resté fidèle, de sordides guêtres blanches; ainsi accoutré il vendait des cartes postales, cirait les bottes et portait les billets doux. On a cru reconnaître en lui un sculpteur de talent déchu peu à peu, mais ce n’était qu’une légende; n’était-il pas plutôt quelque viel étudiant en droit attardé au quartier? »

Texte tiré de la Revue universelle : recueil documentaire universel et illustré publié sous la direction de M. Georges Moreau (Paris. 1903)

Carte postale comptemporaine de Bibi la Purée écrite en 1901:

Bibi la Purée.

Bibi la Purée grande figure incontournable du quartier latin en 1900.

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